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KHAJURAHO
Dès
le 2ème s. avant notre ère, Khajuraho, la Ville des
palmiers-dattiers, était connue pour ses monuments.
Au 9ème s. et jusqu’au 13ème, les princes Chandela
construisirent de nombreux réservoirs et plus de 85 temples
dont seulement une vingtaine ont été retrouvés.
Après le déclin des Chandela, Khajuraho tomba dans
l’oubli et ce n’est qu’en 1906 que les ruines
furent dégagées des broussailles.
La
plupart des temples ont été construits en grès
fin et dans le style de l’Inde centrale. L’édifice
est compact mais élancé, la partie supérieure
représente le centre de l’univers, le mont Kailasha.
Les sculptures sont très abondantes et d’une qualité
exceptionnelle. Chaque statue semble habitée par un être
unique qui ne ressemble à personne d’autre, avec sa
beauté, son regard, son sourire.
Un ancien poème en langue dravidienne le confirme et l’explique,
« Lorsque Maya, l’architecte céleste, sculpta
cette statue à mon image, elle me ressemblait tant que je
me suis trouvé contraint d’y habiter ».
Contentons nous d’admirer. N’allons pas troubler les
amours divines qui nous sont contées sur ces murs avec tant
de talent. Lieu magique, lieu sacré, Khajuraho garde son
mystère.
Les temples de l’Ouest sont situés dans un jardin au
milieu des bougainvillées.
Le Chaunsat Yogini, le plus ancien, est le seul bâti
en granit, tous les autres ayant utilisé le grès fin.
Le
Kandariya Mahadeva, du début du 11ème s. est dédié
à Shiva, c’est le plus grand des temples de Khajuraho,
30,5m de haut et de long, 20m de large Son shikhara (tour)
est remarquable. Les murs extérieurs sont couverts de scènes
de la vie quotidienne, se regarder dans un miroir, se retirer une
épine du pied, ou encore d’images du culte, les Apsara
, danseuses célestes, si gracieuses. Suivant l’heure,
la lumière met en relief tel détail que vous n’aviez
pas vu deux heures avant, en occultant d’autres, donnant ainsi
vie à ces pierres sans âme. On compte 646 sculptures
extérieures et 226 à l’intérieur.
Toutes très achevées.
Sur la même plate-forme, deux autres temples, le Devi Jagadamba,
début 11ème, dédié à Vishnu puis
à Parvati, l’épouse de Shiva. Belles sculptures
d’apsara, remarquable plafond du mandapa (entrée).
Et le Mahadeva, petit édifice entre les deux temples précédents,
dédié à Shiva, restauré au 19ème
s. Un léogriffe est sculpté à l’entrée.
Le groupe oriental est celui des sanctuaires brahmanes et jaïns
dispersés autour du petit village.
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